Wonderland : initiation à la désobéissance au Mima

🙂 Le Mima présente sa 4ème exposition intitulée Wonderland (Pays des merveilles). Ne vous attendez pas à être accueillis par un lapin blanc en redingote portant une montre à gousset. En revanche, comme Alice, vous serez lors de votre parcours confrontés à l’absurde, à l’amusant et parfois au très bizarre.

Mima ça signifie Millennium Iconoclast Museum of Arts. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la promesse est tenue car ce musée n’a rien à voir avec les autres.

Le Mima, fondé en 2016 dans l’ancienne brasserie Bellevue, est un musée d’art contemporain qui explore la culture 2.0. C’est un musée qui se veut accessible à tous et qui rapproche les gens en suscitant des réactions et en les invitant à la discussion. Au Mima, les moyens d’expression artistique sont multiples, les expositions sont dynamiques et les visiteurs, en interagissant ou en réagissant, en font partie intégrante.

Après City Lights (exposition Street Art adorée par Smilothèque !), A Friendly Takeover (malheureusement pas vue) et Art is Comic (surprenante !), le Mima présente sa quatrième exposition intitulée Wonderland. C’est un parcours ludique imaginé par deux artistes « pirates urbains » nommés Akay et Olado.

Ces deux artistes suédois sont issus du monde de l’art urbain et aiment particulièrement les lieux interdits et désaffectés. Il se sont réappropriés de nombreux espaces à Stockholm et sont parfois allé jusqu’à changer les serrures existantes (pour le jeu). Akay et Olado redonne vie de manière ludique à ces espaces en y installant leur propre Wonderland : un univers fait de matériaux récupérés ou recyclés, de désobéissance et d’imagination.

J’ai trouvé l’exposition amusante mais peut être un peu trop sage (un parcours indoor ne procure évidemment pas le même effet que la rue). Le jeune public semble ravi de pouvoir jouer avec les œuvres. En effet, durant tout le parcours le visiteur est invité à pousser des portes, à découvrir et à toucher les œuvres. Au milieu de l’exposition, on nous invite à craquer la combinaison de cadenas avec la collaboration de tous les visiteurs (addictif).

Aussi, quelques œuvres des précédentes expos sont visibles aux étages supérieurs. La collection permanente de ce tout jeune musée s’agrandit progressivement !

La désobéissance civile était déjà l’un des thèmes des précédentes expositions du Mima (œuvres street art de fait illégales, peintures irrévérencieuses ou satiriques,etc.). Sachez qu’en 2018, ça continue. Après Wonderland, le Mima proposera l’exposition « Get Up Stand Up » qui montrera comment démocratie et désobéissances civiles sont intimement liées.

Pour les affamés ou pour un débrief de l’expo, il est possible de prendre une part de pizza, une pâtisserie ou une boisson au restaurant du Mima (accessible avec ou sans entrée au musée). Free Wi-Fi.

Et après le musée on fait quoi ? On se balade le long du canal pour décrypter les tags et graffitis, on flâne dans les boutiques de meubles et de déco ou on rejoint le centre qui se trouve à quelques pas.

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Mima, Quai du Hainaut 39-41, 1080 Molenbeek (ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h et le premier jeudi du mois jusqu’à 22h)

Expo Wonderland ou l’art de la rébellion du 26 janvier au 15 avril 2018

Prix Public : 9.50€, Réduction : 7.50€, Ecoles : 5€, Moins de 12 ans : gratuit

Tour Guidé : info@arkadia.be

 A noter, un événement pour les enfants prévu ce weekend :  Kids Workshop

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